ANCIEN MONDE VERSUS NOUVEAU MONDE - Texte complet

Ancien monde versus nouveau monde !

L'écriture du texte de Philippe NICOLAS a commencé il y a quelques années, il en livre aujourd'hui une version approfondie, qui s'est transformée en un échange dynamique qui reste ouvert à celles et ceux qui souhaitent l'enrichir. Le Monde est en perpétuelle transformation, et nous vivons actuellement, nous dit Philippe, une période de transition intense qui se manifeste pour certains, de manière plus ou moins fluide.
Mais lisez plutôt ...
Maya




Tableau de Fabienne Verdier



Question : Bonjour Philippe, vous aviez déjà écrit un texte sur cette notion de transformation du Monde il y a quelques années ?

Philippe NICOLAS : Effectivement, depuis mai 2013, j’ai pu constater sur mes patients et sur moi-même, des manifestations pouvant être perçues comme des transformations énergétiques profondes. Depuis, mes perceptions se sont affinées. Les exemples se sont multipliés, et surtout cela s’accélère considérablement depuis cette période. De plus, de nouvelles manifestations émergent au fil du temps.

Il me paraissait donc important de le partager avec le plus grand nombre pour que chacun puisse mieux gérer les transformations. Chaque jour en consultation, je rencontre des personnes chahutées par ces changements et quelques peu perdues dans les manifestations, et cela est important car les signes qui apparaissent ne demandent pas forcément à être considérés comme des maladies mais plutôt comme des transformations.


Q: Qu’entendez-vous par changement du monde ?

PN : Quand je dis « changement de monde », je pense à un changement de conscience. Comme une ambiance générale qui se modifie. Cela ressemble à une nouvelle manière de voir. Notre regard sur les personnes ou sur les évènements se modifie.

Tout d’un coup on ne perçoit plus la chose de la même manière. Il y a eu avant, il y aura après, et ce de manière irrévocable, définitive…jusqu’au prochain changement, bien sûr !

Il n’y a rien d’ésotérique dans mes propos, juste de l’observation. Sur des rythmes différents, on voit bien qu’il y a, par exemple, un monde avant le téléphone portable et un monde après. Il y a eu un monde avant le train puis un monde après, et de même avec l’électricité… Simplement maintenant l’envergure de la transformation n’est pas la même, c’est plus vaste, plus complet, plus profond. C’est sûr, on s’y préparait depuis un siècle et cette fois la bascule a eu lieu.


Q : Sommes-nous en train de vivre une période de “transition” ?

PN : Effectivement, une transition profonde, de grande ampleur, et ce à tous les niveaux. C’est la conscience même de la Vie qui change. “Tout d’un coup” on réalise que ma Vie et la Vie c’est la même chose, que ma Vie et la Vie des autres c’est la même chose, on réalise que tout est en lien. Il n’y a pas un événement, une pensée, un acte qui soit séparé de l’ensemble.

Nous réalisons que vivre isolé dans son monde n’est pas la clé du bonheur. Cela donne l’impression à certains que l’humain devient indifférent, égoïste, alors que ce n’est que ce changement de perception qui opère et fait voir que vivre isolé n’est pas le but. Ce n’était pas mieux avant, c’est juste que maintenant on réalise que nous vivions coupé des autres. Cette prise de conscience donne cette sensation que quelque chose ne va plus et doit être modifié. En fait nous avons à inviter, ou inventer, un nouveau mode relationnel sans faire la guerre aux autres, nous sommes tous dans cette transformation, avec cette même sensation que l’autre piétine. Mettons en oeuvre cette transformation pour nous, pour les autres, pour la Vie, “pour” et non pas “contre”!


Q : D’où vient ce changement d’après-vous ?

PN : Quelque chose qui nous échappe -croyons-nous- active cette mutation, parfois insidieusement, ou franchement à d’autres moments, mais à priori sans que l’on n’en voit les mécanismes. De la même manière que l’on change de saison 4 fois l’an et que notre humeur change en même temps, les changements d’ères (une ère étant d’à peu près 2000 ans) modifient aussi notre conscience de la Vie. Pour moi, c’est le Sens même de la Vie qui opère.


Q : Mais le « changement, l’évolution » est le propre de l’Humanité, alors pourquoi aujourd’hui vouloir en parler ? Qu’est-ce qu’il y a de différent en ce moment ?

PN : Si vous regardez bien, en ce moment, comme tout le monde, vous « prenez conscience » que la politique ne doit plus être ce qu’elle fut jusque là ! Comme tout le monde, vous « prenez conscience » que l’écologie devient indispensable ! Comme tout le monde, vous « prenez conscience » que le monde ne peut plus durer comme ça !

Et comme beaucoup dans le monde, vous pensez que le monde va de mal en pis…mais je ne crois pas que cela soit tout à fait le cas !

Au contraire, on pourrait même dire qu’il va de mieux en mieux !

Par exemple, Hubert Reeves nous dit ceci à propos de l’humanisation de l’humanité :
« …Voyons d’abord les faits. Interrogeons-nous sur l’histoire des hommes. Peut-on raisonnablement penser qu’entre le passé et le présent quelques changements sont intervenus dans le comportement des humains ? Pour obtenir une réponse valable, il faut étaler notre enquête sur une échelle de temps significative. Disons plus de mille ans…

…Steven Pinker, anthropologue à l’université Harvard, montre dans un livre hautement documenté (the Better Angels of our nature : A History of Violence and Humanity, Penguin 2012), chiffres à l’appui, que le nombre de mort violentes, par guerre ou assassinats, a considérablement diminué depuis l’antiquité. Un chiffre encapsule bien cette réalité. La probabilité pour une personne de périr par mort violente (guerre ou assassinat) était, au temps de l’Empire romain, au moins cinquante fois plus élevée qu’aujourd’hui. Cinquante fois !...Eh oui, il y a du progrès. L’humanité semble émerger lentement de la barbarie… »


Q : Cela demande t’il de s’adapter en permanence ?
PN : Pour cela il vaut mieux regarder le nouveau monde qui monte, plutôt que l’ancien qui décline.

Lorsqu’une saison, ou une période de vie s’achève, on peut rester dans une nostalgie qui risque de nous nuire ; ou accueillir la nouvelle et adopter les nouvelles règles avec sérénité. Sinon, vous risquez de vous retrouver en maillot de bain en hiver, ou en tenue de ski en été, libre à vous, mais votre confort et même votre santé risque d’en subir les conséquences.

Et pour accueillir le nouveau, il est préférable de l’observer, de le découvrir, avec les yeux, et les notions, du « nouveau monde » plutôt que de la comparer à l’ancien. Nous avons tous entendu cette phrase : « Ah… moi, de mon temps… !! ».

Et lorsque je dis que le monde change, je parle surtout du nôtre, à chacun, du vôtre, de vous ! Dans des changements, comme ceux que nous vivons en ce moment, il est important, pour vous et pour le monde, que vous perceviez que ce n’est pas spécialement le monde qui change mais votre conscience, même si le monde en profite pour muter !


Q : En dehors de cet article, ou pouvons nous nous documenter pour comprendre ces phénomènes qui nous arrivent ?

PN : De nombreux sites expliquent très bien tous ces processus, de la même manière de nombreuses personnes comme de nombreux collègues ont perçu les phénomènes et les décrivent dans leurs commentaires. Je vous laisse aller les consulter sur internet.


Q : Vous évoquez notre monde, la politique, l’écologie, mais y a t-il d’autres domaines impactés ?

PN : En ce moment, des chercheurs de tout ordre, mesurent la vibration de la terre, mesurent les champs électromagnétiques…mesurent tout ce qui peut se mesurer. D’autres observent les changements climatiques, observent les changements comportementaux… observent tout ce qui peut s’observer !

Chacun dans son mode de fonctionnement voit bien que cela change et l’interprète à sa manière, ce qui est très bien, il n’y a pas un mode de perception qui soit mieux qu’un autre, juste chacun le sien.


Q : Comment peut-on sentir en soi que les choses changent ?

PN : Devant cette période de changement, chacun se sent désorienté, agacé, perdu, entre autre parce que chacun se croit « devant » ce changement. Essayons de replacer les choses ! Nous sommes, chacun, au coeur de ce changement. En fait ce n’est pas tant le monde qui change que notre regard !

Comme je le disais, ce qui fait changer les saisons fait aussi varier notre humeur et surtout cela ne veut pas dire que nous réagissons tous de la même manière. Certains seront améliorés, d’autres aggravés, d’autres encore resteront neutres dans leur sensations, mais si l’on y regarde de plus près, on constate bien qu’il y a eu changement.


Q : Auriez-vous une image pour nous décrire ce qui se passe ?

PN : Nous pourrions imaginer que nous sommes dans un bain d’air. Pas forcément très visible tellement nous sommes habitués à sa présence. Mais si nous regardons les poissons dans leur bain d’eau, bien visible pour nos yeux d’humain aériens, nous voyons bien qu’il y a comme un ensemble entre les poissons et l’eau.

De la même manière, notre bain d’air est un ensemble de contenus et de contenant !

Et ce bain, notre air, jusque là nous paraissait correct. 


Q : Nous « paraissait » correct ?

PN : Bien évidemment, il y avait des désagréments, des maladies, physiques, psychiques ou encore psychosomatiques, mais elles portaient des noms compliqués et personne ( !) ne voyait d’où elles venaient…cela nous tombait sur le « coin du nez » sans crier gare !


Q : Vous voulez dire qu’il y a un lien entre un « malaise ressenti » et ce changement de conscience ?

PN : Depuis quelques temps, quelques décennies, un malaise se sent, une gêne nous taquine. Un peu comme une chemise un peu petite, elle nous va encore, mais « ça gêne » un peu aux entournures, et surtout, avec le temps, elle paraît encore rétrécir et de fait augmente la gêne.

Ainsi, depuis quelques temps, le monde nous paraît bizarre « ça gêne un peu aux entournures » et cela s’aggrave insidieusement ! On ne voit pas trop pourquoi, mais « ça gêne ». Certains pensent que ce sont « les autres », d’autres pensent que ce sont « les étrangers » qui sont responsables de notre

mal-être, sans forcément bien cerner le problème, hormis par quelques propos à l’emporte-pièce sur ces intrusions ou présences.

En fait, depuis quelques décennies, le taux vibratoire de la terre, la conscience de la terre, augmente. Comme si quelqu’un avait monté la température sous la baignoire. Doucement, sans qu’on le sente. Mais quand même, il commence à faire chaud dans le bouillon !


Q : Est ce réellement la conscience de la Terre qui augmente ou notre perception qui change ?

PN : Pour moi, comme pour toutes les grandes traditions, il n’y a pas de différence entre l’humain et la Terre, entre l’Humain et l’Univers, le Ciel/Terre/Homme de la philosophie chinoise est donc une réalité de tous les jours.

Donc, si l’un change, l’autre aussi, c’est l’essence même de la Vie, le Sens même de la Vie. Cette interaction se rencontre constamment, lorsqu’un inventeur trouve un système à un bout du monde, en même temps, à un autre bout du monde, un autre inventeur découvre la même chose. De nombreuses expériences ont été faites pour démontrer ce principe. De la même manière, lorsque le temps est couvert, pluvieux, bien triste, on pense que notre propre tristesse vient de ce temps, hors, si l’on regarde mieux, on peut voir que dès notre réveil, avant d’ouvrir les volets, notre humeur était déjà bien morose. C’est parce que ce qui fait ce climat fait aussi mon climat interne, mon humeur, en même temps, c’est le sens même de la Vie qui organise ce climat et mon humeur.


Q : Selon vous ce changement s’initie vraiment quand ?

PN : Depuis la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, les choses bougent. Voyez au niveau artistique, les impressionnistes ont cherché à quitter le formalisme d’avant, ils ont bien senti que du nouveau commençait à arriver. Ce qui est normal pour un artiste, car c’est à mes yeux, un des rôle important de l’artiste, cette capacité à sentir les moindres changements et surtout à transmettre cette information. L’émergence du monde industriel, la prise de conscience d’une autre manière de travailler avec les aménagements des horaires, les congés payés, et tout ce qui s’est passé à cette époque, signent la genèse du monde nouveau. Puis, depuis la dernière guerre mondiale, quelque chose de plus évident s’immisce, les gens ont commencé à ne plus vouloir vivre « comme on l’a toujours fait dans la famille » ! Ce nouveau comportement s’est accentué au fil du temps, il créa même des révolutions autour de mai 68 où les dogmes anciens continuèrent de voler en éclat ! En décembre 2012, on nous a même promis la fin du monde….mais elle n’est pas arrivée… enfin pas physiquement, énergétiquement oui, et même fortement !


Q : Vous faites allusions à des évènements qui ont eu lieu en Europe, mais qu’en est-il dans d’autres parties du monde ?

PN : Si l’on regarde bien, on voit que partout sur terre, quel qu’en soient les manifestations, la mutation a eu lieu. La conscience a quitté ses bornes anciennes pour s’ouvrir à une notion terrestre et cela s’image bien avec cet internet qui relie le monde entier dans une interaction constante et instantanée. Si l’humain a pu inventer ce système c’est que sa conscience lui a permis !

Et depuis 2012…ah, depuis.. !!!

Alors là, les changements ne sont plus discrets, on ne peut plus les louper ! Et cela s’accentue chaque jour, des pics énormes se mesurent, ou s’observent tous les jours !


Q : Est-ce les choses extérieures qui changent ou nous à l’intérieur ?

PN : Partout on entend les gens dirent que le monde devient invivable, affreux, violent… alors qu’en fait il l’a toujours été (c’était même pire avant !) c’est juste notre conscience qui change, tout d’un coup on devient sensible à ce qui avant ne nous atteignait peu (que l’on croyait !).

Donc, pour revenir à cette image de notre air équivalente à l’eau des poissons, avant on pensait que l’on se baignait dans une eau propre. Le changement de conscience, l’élévation du taux vibratoire (mettez les mots qui sont les vôtres !) fait que notre perception nous fait voir qu’en fait nous baignions dans un « bouillon d’onze heure ». Dans un magma infernal, et d’un coup cette nouvelle perception nous donne envie (à juste titre) de quitter au plus vite ce bouillon, cet enfer ou cet enfermement dirait d’Ansembourg.-

La grosse erreur actuelle, est de croire que l’eau vient juste de changer, que quelqu’un vient juste de la polluer. Ce qui fait que chacun cherche le fautif… c’est surement celui qui est à côté de moi qui vient de faire ce sacrilège, ou alors c’est cet autre, cet étranger, qui vient d’apporter sa nuisance dans notre bain et qui nous pollue, en tout cas il y a bien quelqu’un ici qui est responsable de notre mal-être.


Q : Vous parlez d’une remise en question personnelle et collective ?

PN : Tout ce mal-être est là depuis longtemps, ce bouillon est là depuis des millénaires, mais on ne le voyait pas, nos sens n’étaient pas aiguisés au point de le voir, notre conscience ne vibrait pas assez vite ou fort, pour que l’on perçoive tout cela !

Ce n’est que ça ! Ce n’est pas l’autre qui est responsable de ma difficulté, des difficultés du monde !


Q : Comme un voile qui se lève de devant nos yeux ?

PN : Comme un voile qui se lève, pourquoi pas, comme une prise de conscience, un réveil…difficile de mettre un mot qui parle à chacun. En fait tout le monde a déjà vécu une séquence où il y a eu « avant » puis « après ». Quelque chose s’est passé, ou a été dit, ou fait, qui a créé comme un choc dans notre compréhension de la Vie et après cela n’a plus jamais été comme avant. Un jour vous pensiez que le Père Noel existait, et après avoir surpris vos parents déposant les cadeaux au pied du sapin, cet ancien monde s’est écroulé à jamais.

Par rapport à ce que j’essaye de faire passer, tout cela pourrait manquer de concret me direz-vous ! Ce ne sont que des suppositions, diront d’autres ! Il est vrai que chacun va sentir cela à sa manière, comme le changement de saisons.

Certains vont sentir ce changement saisonnier dès les premiers prémices d’autres plus tard, certains aimeront l’arrivée du nouveau climat, d’autres le craindront… mais chacun le sentira bien un jour ou l’autre, il y a bien un moment ou tout le monde va voir que nous sommes en été et plus en hiver ! Et même si nous ne pouvons pas « palper » la chose, le changement a eu lieu… d’ailleurs que vous le vouliez ou non, que vous le croyiez ou non, cela se fera, sans vous ou avec vous, c’est vous qui choisissez ! La grande différence sera que si vous prenez conscience du changement, vous pourrez aller « avec » et non « contre » ce qui sera beaucoup plus facile, plus agréable et surtout nourri de Sens !


Q : Avez vous vous-même expérimenté ce changement ? Vous êtes thérapeute, observez vous ce changement chez vos patients ?

PN : Pour l’instant, nous parlons du changement au niveau général, mais ce qui m’a surtout interpellé, ce sont les effets chez chacun, à notre niveau personnel. En fait c’est comme cela que j’ai été éveillé à ce processus, c’est en le vivant en moi, dans ma réalité, puis rapidement dans les récits de mes patients.

Un jour j’ai senti une grosse douleurs dentaire et après consultation chez un dentiste qui n’a rien vu d’un point de vue physique, nous avons testé la dent au niveau énergétique, rien non plus de ce côté. Je suis donc rentré chez moi, et les douleurs n’ont fait qu’augmenter jusqu’à que cela m’oblige à prendre un grand recul sur moi pour constater qu’une forme énergétique voulait rentrer en moi. C’est lorsque j’ai accepté cette arrivée, cette mise à jour nous dirions pour nos ordinateurs, que la douleur s’est arrêtée d’un coup. D’une douleur violente et difficilement supportable, je suis passé à un état tranquille. Tout cela était un enseignement assez net et clair pour que je puisse m’en servir en consultation sans que le doute n’intervienne.


Q : Pouvez vous nous dire ce que vous a apporté cette “mise à jour” ?

PN : Comme pour tous ceux qui conscientisent ce genre de manifestation, tout d’un coup, certaines particularités de la vie deviennent évidentes. Tout d’un coup il devient évident, et ce pas seulement mentalement cette fois c’est viscéral, complètement évident, que la mort et la naissance ne sont pas la négation de la Vie. Tout d’un coup, juste s’occuper de soi en laissant l’autre dans la difficulté n’est plus viable, surtout qu’alors apparait l’évidence que nous sommes tous créateurs de notre vie et que nous sommes donc créateur de nos joies comme de nos peines.

Ainsi de nombreuses évidences se sont révélées, il serait bien que tout un chacun réalise comment il a vécu, insidieusement, profondément, cette mutation. A chacun de faire attention!


Q : Qui dit changement dit volonté de comparaison ? Est-ce un risque ?

PN : Premièrement, beaucoup pensent que le monde devient invivable, pire qu’avant. Comme je vous le disais en citant H. Reeves, essayez de bien regarder, reprenez vos livres d’histoires, reprenez les vécus d’il y a un siècle. C’était pire ! Mais les informations ne circulaient pas comme maintenant. Quand quelqu’un essayait un voyage Paris/Marseille dont la durée se comptait en jours, il était bien rare qu’il arrive à bon port sans s’être fait détrousser ou trucider, mais on n’en parlait pas ! Quand les premiers bateaux emportaient les migrants européens en Amérique (c’était nous les migrants à cette époque), les morts se comptaient en dizaine sans qu’on en parle plus que cela ! C’était normal, habituel. Quand vous attendiez votre train dans les premières gares, l’air des locomotives à vapeur rendait l’air irrespirable, mais cela paraissait normal ou du moins inévitable. L’air de Paris était souvent étouffant, l’odeur ne nous serait plus supportable.

Le nombre de rue « coupe gorge » (le nom est charmant !) était impressionnant, certaines habitudes industrielles polluaient et tuaient un nombre incalculable de gens. Les guerres constantes sur l’ensemble du globe décimaient les populations…etc !

Bien sûr, il reste encore à faire, mais maintenant une nouvelle donne est là…l’Humanité prend conscience de la richesse de la Vie, de la Terre, et c’est ce changement vibratoire qui permet cette prise de conscience. Ce n’est pas parce que vous ne supportez plus la violence qu’il y en a plus qu’avant, c’est votre seuil de tolérance qui a bougé et qui dicte de nouveaux comportements.


Q : Ce changement de conscience nous amène à quoi concrètement ?

PN : Cela nous amène à nous poser des questions. A notre niveau, dans notre vie, comment allons nous appliquer cette nouveauté ? Comment allons-nous faire la paix avec nos voisins, ceux que nous appelons encore nos ennemis ? Quand allons nous décider à apporter la plus belle conscience qui nous anime sans craindre le regard de l’autre ?

Mais pour cela il faut réussir à quitter cette colère chronique envers les autres. Apaiser nos peurs, nos doutes, pour ne plus voir que les autres sont « affreux sales et méchants » comme disait Ettore Scola Tout le monde essaye de faire au mieux ce qui lui paraît bien ? Cette rancœur tenace qui nous fait « balancer » au visage de l’autre ce que nous avons tous à faire. Si tous ces donneurs de leçons des réseaux sociaux, à commencer par votre serviteur, mettaient en œuvre leurs conseils, ils verraient qu’il n’est pas si simple de faire le changement, mais par contre cela apaiserait les échanges et surtout cela commencerait à être utile et intéressant.

Reprenons notre place au cœur de notre vie.


Q : Pourrait-on dire “reprenons notre place au coeur de la Vie” ? L’Homme n’étant peut être pas en haut de la pyramide comme il peut être représenté souvent mais comme faisant partie d’un tout et “au service de la Vie” ?
PN : Bien sûr que l’humain est au service de la vie!

Nous croyons habituellement, en occident, que nous avons des droits alors que ce sont des devoirs. Dans ce chapitre, les propositions des philosophes taoïstes sont assez claires, l’homme est effectivement l’étage le plus élevé de la création...physique ! Mais si l’on inclut le subtil, alors il est l’intermédiaire entre le subtil et le physique. Il est “L’Homme au sein du Ciel/Terre” comme nous disent les traditions. Dans l’ouvrage de Gitta Mallasz “Dialogues avec l’ange” cela est bien expliqué.


Q : Les traditions n’ont pas l’air de différencier l’homme, la terre et le ciel ?

PN : Pour toutes les traditions la Vie est Une, et les différences apparentes ne sont que l’illusion créatrice de souffrance. Donc, si vous trouvez que la terre est polluée, souillée que tout le monde la piétine sans respect. Sachez que votre corps et la terre ne sont que l’avers et le revers d’une même chose, votre vie. Ouvrez votre regard pour voir cette réalité et voyez comment vous utilisez votre corps. Combien de produits toxiques vous ingurgitez en pensant que ce n’est pas si grave, combien d’alcool, de tabac, de drogues (officielles ou non) de manque de repos, d’images toxiques, de pensées toxiques, vous instillez dans votre corps. L’écologie commence là !

Maintenant, pour que cette nouvelle conscience vienne vous stimuler sans problème, vous serez amené à modifier vos habitudes.


Q : Vous parlez de cette nouvelle conscience comme quelque chose de « matériel » …

PN : En effet cela l’est ! Il faut juste faire un peu attention, comme pour le changement de saison. On peut ne pas faire attention, libre à nous, mais si l’on regarde, on voit bien les manifestations.

Et maintenant, cette nouvelle conscience élevée ne peut pas rentrer dans un corps qui vibre à bas niveau sans faire de gros dégâts… qui ne regardent que vous, qui ne concerne que votre insouciance !

Pour donner un exemple pratique, lorsque vous êtes dans le noir depuis quelques temps, vous savez qu’il faudra faire attention à votre vue lorsque la lumière reviendra, c’est la même chose avec cette nouvelle conscience, si vous n’êtes pas vigilant, et cela ne regarde que vous, vous risquez d’y perdre la vue.

Pour prendre un autre exemple de ce que l’on nomme ici « une conscience qui s’élève », lorsque vous êtes néophytes dans une matière ou une pratique, seules les gros critères vous sont perceptibles, et plus vous progressez, plus les détails vous paraissent clairs. Si vous commencez la musique, une erreur de note, ne vous gênera que peu, mais au bout de quelques temps de pratique, un quart de ton vous paraîtra insupportable !


Q : Nous devenons plus sensibles ?

PN : Bien sûr que nous changeons et les jeunes générations sont maintenant animés par des souffles tellement différents de ceux qui ont soufflés avant 2012. Vous ne pourrez plus les faire vivre dans les conditions, principes, valeurs d’avant, non pas qu’ils deviennent fainéants ou égoïstes, juste qu’ils ne peuvent pas.

En fait, dans nos comportements et habitudes, à part quelques irréductibles, vous voyez bien que vous ne pourriez plus vivre comme on le faisait il y a un siècle. Vous ne supporteriez plus l’alimentation, la température dans votre maison, l’hygiène de cette époque. Même si cela est « sympa » pendant les vacances d’être dans un lieu un peu rustique, pendant une semaine ou quinze jours, y vivre toute l’année vous paraîtrait insupportable.


Q : Quels liens faites-vous avec la santé ?

PN : Les liens sont nombreux, et à l’heure actuelle, beaucoup de symptômes sont dues à l’arrivée de cette nouvelle énergie. Beaucoup de douleurs physiques sont en fait des zones « fermées » de votre corps qui bloquent le passage énergétique. Plutôt que de voir cela comme une maladie, vous avez juste à accepter que cette conscience vienne en vous. Vous avez juste à accepter d’ouvrir votre conscience pour qu’elle rentre.


Q : Que conseillez-vous pour laisser faire ?

PN : En fait c’est très simple, n’ayez pas peur, il n’y a rien à craindre. Ou pour être plus précis, n’ayez pas peur de votre peur, c’est normal d’aborder la nouveauté avec appréhension, mais ne bloquez pas le processus et vous verrez fondre les tensions. Il faudra répéter l’opération autant de fois que vous sentirez ces restrictions, parfois plusieurs fois sur la même zone, et souvent sur différentes parties du corps. Acceptez d’être parcouru par la Vie, d’être animé par la Vie, d’être secoué, chahuté, transformé, régénéré par la Vie.

Cela peut vous paraître nouveau, surprenant mais tellement plus simple !

Nous pourrions imager ces propos en disant que pendant cette ère écoulée, nous étions dans une période de sécheresse, mais la pluie revient. Avec elle, les cours d’eau se remplissent à nouveau, et leur circulation va remettre de l’ordre, entraîner tout ce qui s’est déposé dans le lit des rivières et les charrier jusqu’à la mer. Cette image est valable pour notre corps dans ses plans physique, émotionnel et psychique.

En laissant la Vie prendre place en vous, vous allez réaliser combien certains de vos comportements étaient inutiles voire toxiques pour vous et votre entourage. Vous allez voir combien votre vie vous appartient. Combien les évènements ne vous ont pas traumatisés mais au contraire fait voir votre propre histoire intemporelle.


Q : Que pourrions nous mettre en place ?

PN : Bonne question, qu’allez-vous enfin mettre en place dans votre vie ?

Si vous trouvez que le monde manque d’amour c’est que vous avez la capacité d’en apporter, c’est votre œuvre à réaliser plutôt que de critiquer le monde.

Ce n’est pas le monde qui doit s’occuper de vous, c’est à vous de vous occuper du monde ! C’est notre rôle d’humain, d’Humain !

Beaucoup de gens rétorquent que quand même la Vie les a blessé !

Oui…mais non !

On prend l’événement pour la blessure. Quand allez-vous oser changer votre regard ?

De la même manière que lorsque vous avez une blessure physique, le seul regard de l’autre dessus vous fait mal. La blessure est déjà là, mais le regard de l’autre, l’attitude de l’autre me permet de voir ou de sentir cette blessure que j’ai déjà ! Et en fait, est-ce réellement une blessure ?

En fait, on n’est pas traumatisé, on ne se fait pas traumatiser. On peut dire que cet élément, dit traumatisant, me fait voir ce avec quoi je suis venu sur cette terre. C’était déjà en moi ; clé fondamentale pour pouvoir gérer ma vie.

Prenons un exemple concret, que je prends souvent car très fréquent. Une personne vous dit qu’elle a subit de la violence depuis son plus jeune âge et cela explique son attitude violente du jour. Elle a été traumatisée comme elle dit, elle a le sentiment d’avoir été marquée mais en fait, n’était-ce pas là avant ?

Vous allez me dire qu’un enfant, dès sa naissance n’est pas violent !

Regardons mieux !

Tout d’abord, ôtez la notion de jugement de votre esprit, les choses sont ! C’est tout !

Il faut bien voir qu’un enfant c’est avant tout une âme complète et intemporelle qui s’incarne dans une nouvelle vie terrestre…en commençant par le début. Ce n’est pas uniquement ce ravissant petit bébé ! Regardez ces yeux, sentez sa présence, vous voyez bien que l’on est face à quelqu’un, à un être plein mais en devenir physique. Ce bébé n’est pas du « rien » qui va devoir tout apprendre.

Vous voyez bien que depuis votre plus jeune âge des choses vous sont déjà familières, comme déjà connues, pendant que d’autres vous sont inconnues. Parfois vous apprenez quelque chose, une technique, un métier…et cela vous paraît évident, alors que votre voisin de cours a beaucoup de mal à intégrer cet apprentissage. Il n’est pas plus bête que vous, simplement il n’a pas déjà les données en lui, grande nuance.

Dans tous les enseignements que j’ai reçu, j’ai bien souvent entendu dire “que l’on apprend rien que l’on ne sait déjà” !

Dans votre vécu familial vous perceviez les évènements d’une manière alors que vos frères ou sœurs, eux, sentaient les choses autrement. Nous ne sommes pas vierges en arrivant, nous pourrions dire qu’une sorte de typologie nous a façonné.


Q : Qu’entendez-vous par “typologie” ?

PN : De la même manière que nous sommes nés mâle ou femelle, grand ou petit, physique ou mental, calme ou agité...de nombreuses fonctionnalités nous animent et nous caractérisent par rapport aux autres. Aucunes “typologies” ne peut être vues comme bonne ou mauvaise car nous sommes tous parfait...pour réaliser notre mandat terrestre. En fait, notre typologie sera mauvaise pour réaliser la vie d’un autre, et bonne pour réaliser notre vie personnelle. Si vous regardez bien, nous sommes parfaitement conçu pour réaliser celle qui est la nôtre, regardez les différences de chacun, regardez ce qu’ils en font, regardez vos différences et regardez ce que vous pourriez en faire!

Tous autant que nous sommes, sommes animés par des Souffles spécifiques qui nous permettent de réaliser notre vie, certains plus guerriers que d’autres, d’autres plus rêveurs, ou artistes, à chacun son mandat, à chacun son rayon.

De même, le froid, la chaleur et toutes les manifestations climatiques ne seront vus comme difficiles que si je me mets en travers d’elles, que si je ne suis pas à ma place. Les émotions ne sont difficiles que si je m’y accroche, que si je les empêche d’exister, sinon, elles ne font que passer.

La violence est une énergie spécifique à certains (je décris autant les gens catalogués violents comme ceux qui partent en guerre contre la violence !) qui non-conscientisée est une énergie de violence destructrice alors que conscientisée elle devient une énergie de transformation et d’action irremplaçable. En médecine chinoise, l’énergie du Bois, dite aussi du Foie, est une énergie d’expansion qui lorsqu’elle est bloquée, se congestionne, et devient de la colère puis de la violence. En soi, c’est une énergie physiologique indispensable. Certains viennent sur cette terre avec une typologie Bois bien marquée et cela en accord avec leur mandat. Il n’y a rien à redire là-dessus. Simplement, dès le début de la vie, cette typologie va se sentir, se voir, et générer des conflits. La prise de conscience de cette typologie peut amener la personne alors à choisir d’autres modalités de comportement, toujours en accord avec sa typologie, mais plus consciente.

Dans cet exemple présent, le mercenaire devient chevalier !

Ainsi des âmes s’incarnent avec une énergie puissante ayant déjà été utilisée pour la violence ordinaire, la guerre, le vol, le despotisme (national ou familial), l’abus sur autrui en tout genre… et la première fois où ils rencontrent cet aspect d’eux-mêmes c’est avec un parent, un éducateur…mais ce n’est pas cette intervention extérieure qui instruit cette âme ou ce corps, la place était déjà marquée, l’autre, l’agent extérieur n’a fait que prendre la place indiquée.

La nuance est de taille. Nous ne sommes pas victime, nous sommes acteurs !

Voyez à votre niveau, la manière que vous avez de percevoir le monde, vos attraits et répulsions, ce qui vous touche ou vous laisse froid, tout cela est là depuis le début. En reprenant vos plus vieux souvenirs vos perceptions sont déjà là, vous êtes venus avec.

Quelle paix cela procure lorsqu’enfin on réalise que tout cela nous appartient et surtout cela nous redonne toutes les clés pour la conduite de notre vie. Beau cadeau non !


Q : Et finalement le but “ultime” ne serait-il pas de re-conscientiser ce lien universel ? Entre nous tous ? Prendre conscience que nos actions, nos pensées ont une influence sur l’autre une personne à l’autre bout du monde …. “le battement de l’aile du papillon” ?

PN : Toutes les traditions nous ont légué des textes, des conseils, riches de toute cette perception, maintenant nous réalisons, enfin diront certains, que ces propositions ne sont pas juste de la poésie mais la description de la réalité. Jusque là, on n’y croyait pas trop à ces idées un peu vieillottes, elles étaient bien jolies mais sans grand intérêt. De même, lorsque enfant on nous disait de ne pas toucher le feu pour ne pas se brûler cela n’avait pas grand sens, jusqu’au jour fatal de la rencontre entre notre main et la flamme! Quelle prise de conscience ce jour là.

Maintenant, nous réalisons que effectivement une action sur un endroit du globe agit sur l’autre partie du globe. Et doucement, nous allons voir que nos actions, nos pensées, nos idées, nos peurs et nos désirs...ont une action sur chacun, et c’est ainsi qu’un battement d’aile de papillon peut entraîner de grosses perturbations à l’autre bout de la planète.


Q : C’est une nouvelle conscience pour soi et pour le monde. Mais finalement comme disent les chinois le macrocosme est à l’image de microcosme.

PN : Bien sûr, nous sommes notre monde, nous sommes le monde !

Cette nouvelle conscience qui vient réveiller notre monde nous permet de voir cela aisément, la lumière s’allume, on y voit plus clair ! On voit mieux dans quel guêpier on s’est mit, tout seul, par ignorance, par défaut de perception.

Lorsque l’on n’y voyait pas clair on a pris ce bassin d’eau nauséabonde pour une piscine de rêve. Nous folâtrions dedans sans voir que les désagréments que nous avions, étaient dus à cette baignade toxique.

On croyait que ce n’était pas de notre faute, (de notre fait). On croyait que l’on n’avait pas le choix. On croyait que l’on ne savait pas.

On croyait qu’il ne fallait pas accueillir notre ressenti ou notre intuition qui nous conseillait de quitter ce bain au plus vite. On croyait que les autres (politiques, savants, médecins, voisins, amis…) savaient mieux que nous. On croyait qu’il fallait aller dans ce bain, vu que les autres y étaient.

Et finalement, on croyait qu’il fallait inciter, à notre tour, les jeunes à venir s’y plonger. On en croyait des choses !

Maintenant que vous allez pouvoir vous autoriser l’accès à votre plus grand trésor, votre intimité, siège de votre mandat, vous allez pouvoir réaliser que vos intuitions, vos sensations, vos désirs et aversions sont l’expression de ce mandat.

Vous voyez bien que l’on a tous des aspirations particulières !

N’en soyez pas gênés, honteux, vous êtes l’expression de votre vie, représentant incarné de la Vie.

Vous êtes riches de tout ce dont vous avez besoin pour la réalisation de votre vie.

Celui qui doit être un marathonien aura des capacités pour, mais celui qui ne les a pas c’est justement parce qu’il a autre chose à faire. Quelles sont vos capacités propres, réelles, celles qui vous portent, vous animent, vous donnent envie de vivre, de vous lever, de déplacer des montagnes ? Quelle montagne voulez-vous, devez-vous, déplacer ?

En fait, nous sommes venus sur Terre pour mettre au jour ce qui est en nous, et non pas pour essayer de faire comme les autres. Le travail consiste à faire émerger de notre profondeur, là où réside notre mandat, au plus profond de nous, faire émerger cette richesse déposée par la lignée familiale et la Vie. Confucius nous dit dans son livre de “la Grande étude” de faire briller en nous les vertus brillantes que la nature met dans l’âme de chacun!


Q : Est ce que pour certains cet éclairage ne sera pas trop violent ?

PN : C’est notre manque de conscience qui va créer des réactions violentes et non pas l’arrivée de cette énergie. Nos peurs et autres craintes vont nous amener à bloquer le processus et cela créera les douleurs. Donc plus il y a douleurs, plus il y a d’énergie derrière, de conscience qui cherche à s’immiscer…plus le cadeau est gros plus il prend de la place !

Donc par l’arrivée de ces Souffles de conscience des tensions vont se manifester. Plus vous manifesterez votre réalité profonde, plus vous la libérerez, plus les tensions se déferont. Cela vous demandera aussi de modifier votre corps. Il va falloir vous assouplir, bouger, vous dénouer pour que les Souffles circulent.

Comme je le disais, ces tensions qui expriment aussi notre peur parce que la Vie nous effraye. Nous sommes comme des enfants effrayés par ce haut toboggan du square, par ce tourniquet qui tourne si vite, par les autres qui jouent.

Nous sommes effrayés par beaucoup de choses.


Q : Nous avons peur de nous –même ?

PN : Oui, en fait, nous sommes effrayés par tout ce qui se passe et nous préférons alors nous raconter pleins de bien drôles histoires quant à une hypothétique hostilité du monde. Histoires qui animeront notre pouvoir créateur et manifesteront alors ces hostilités. Nous sommes très doués dans notre capacité de création ! Normal, nous sommes notre créateur.

Nous finissons par réellement rendre notre monde hostile, invivable….

Et si nous changions de programme à la lumière de cette nouvelle énergie ?

Car en fait, vous avez juste peur d’aller sur ce haut toboggan qui vous tente tant. Vous avez juste peur d’avoir beaucoup de plaisir.


Q : D’après vous pourquoi avons-nous si peur de notre “Lumière” ?

PN : Il est vrai que la Vie fait peur à tout un chacun, il est vrai que la conscience nous effraye tous, mais de la même manière qu’enfant vous redoutiez un peu de grandir, lorsque vous avez osé faire le pas...vous n’avez pas rencontré l’objet de votre peur mais au contraire une maturité bien plus confortable. Auriez-vous envie de revenir en arrière? Non, en général on n’en a pas trop envie, voire pas du tout si l’on est un peu honnête avec soi-même. Apprenez à ne plus avoir peur de votre peur.


Q : Jusqu’à présent nous évoquons le monde des adultes, mais qu’en est-il pour les enfants ?

PN : Autant les adultes qui ont passés la quarantaine aujourd’hui ont dû être transformés au fil du temps pour accueillir cette nouvelle conscience, autant les enfants nés depuis, et encore plus ceux qui sont nés depuis 2010, sont venus avec cette nouvelle conscience. Cela n’arrange pas la querelle des générations.

Il y a une chose que je trouve importante, c’est que cette charnière que représente cette période est une transition nette et précise.

Les anciens que nous sommes, avons fait un travail transgénérationnel. Nous avons été pacifier les lignées passées, nous avons apporté de l’amour dans ces lignées meurtries, nous avons travaillé sur nous de différentes manières…et maintenant le travail est fait ! Les nouvelles générations arrivent formatés avec les vécus de ces millénaires passés, il se pourrait bien qu’ils n’aient pas à travailler dessus, c’était notre travail. Tout cela s’est intégré et ces nouveaux arrivant sont équipés. Comme pour le monde automobile, au début certaines options étaient rares et chères…alors que maintenant elles font parties de l’équipement de base.


Q : Vous pensez que les jeunes actuels vont donc être radicalement différents ?

PN : Bien sûr, et le fossé des générations risque d’être encore plus marqué! Depuis ce changement d’humeur de la Vie, nous voyons bien que “les jeunes” ou ceux qui sont déjà sensibilisés sur le sujet, ne voient plus la vie en commun de la même manière. Des propositions de vie se sont inversées. Nous avons déjà vu au niveau psychologique que la notion de traumatisme peut être revue et inversée. De la même manière, dans “l’ancien monde” nous pouvions vivre, ou entretenir notre vie, ou encore comme nous disions “gagner notre croûte”, sans réfléchir sur l’éthique de notre métier et cela même si c’était au détriment des autres, maintenant, il devient de plus en plus évident pour l’ensemble que nous ne pouvons entretenir notre vie “qu’au profit des autres”. La encore la nuance est de taille! Certaines personnes très riches, certains patrons de grandes entreprises réalisent que amasser des fortunes ne mène pas forcément au bonheur. De la même manière, ceux qui refusent le rôle de l’argent et restent dans la pauvreté, ne voient pas leur bonheur augmenter. A chacun de revoir sa situation et cela regarde chacun. Lorsque l’on sort de ces principes, on voit des grands patrons redistribuer des richesses pour le plus grand bien de tout le monde, et cela ne les rends pas pauvres ou coupés du confort, non, juste plus heureux de participer à la Vie.

Dans un autre chapitre, à l’heure actuelle, il est aisé de faire voir aux gens que la mort n’est plus ce qu’elle était. La terreur qu’elle engendre vient du fait que l’on a longtemps cru que la mort était l’opposé de la Vie. Je peux aisément comprendre le malaise qu’une telle idée engendre.

Maintenant, en peu de temps, les gens peuvent sentir que la mort est la réponse, l’autre facette, de la naissance et que ce moment d’incarnation, créé entre la naissance et la mort, fait partie de la Vie. La Vie est éternelle, vous êtes déjà éternels, rien à faire, c’est déjà là ! Soyez les bienvenus.

Au niveau de l’entretien de notre vie, nous pensions que l’alimentation de nos parents et grands-parents était la seule et l’unique, la référence. Ce thème là aussi s’effondre. Nous avons vu, avec beaucoup de méfiance, émerger le végétarisme dans les années 60/70, puis le végétalisme et maintenant le véganisme et on entends même de plus en plus parler des respiriens qui ne se nourrissent que du Prana. En quelques décennies que de changements dans ce thème qui paraissait inaltérable.


Q : Que conseillez-vous pour bien traverser cette période ?

PN : A l’heure actuelle, ces modifications énergétiques vont bon train et changent presque chaque jour. Cela nous brasse énormément. Même ces jeunes nourris de ces nouvelles énergies devront se ménager. Ils serait bon qu’ils ne prennent pas les défauts des générations passées car cela risque de leur coûter bien plus cher. Il va falloir comprendre que les drogues (qui se fument, se boivent, s’inhalent…) sont bien plus toxiques pour eux. A eux de trouver leur nouveaux loisirs.

Il va falloir se reposer beaucoup, clarifier votre hygiène de vie si vous voulez que cela se passe facilement. C’est comme si nous abordions une période climatique froide, ce n’est pas le moment de faire le malin en petite tenue sous risque de finir malade. De même, lorsque vous avez une période chargée au travail, ce n’est pas le moment de gaspiller votre énergie. En ce moment c’est la même chose, ménageons nous pendant cette transition pour que cela se passe bien et même agréablement.


Q : On parle de « transformation » mais y a t-il également un changement de rythme ? On parle d’accélération…

PN : Pour mieux comprendre ce brassage actuel, voyez qu’il y a deux millénaires, il fallait plusieurs siècles pour qu’une nouvelle idée prenne corps dans l’humanité.

Début 1900, une décennie suffisait pour la mise en place d’une nouveauté. Après la dernière guerre, il fallait quelques années.

Et choses surprenantes, plus les changements sont conséquents, plus ils vont vites, cela devrait nous interpeller ! Pour inventer un moulin qui broie le blé ou fait tourner une scie, il a fallu de nombreux siècles, Combien de temps pour l’électricité ? Et voyez pour les transistors, puis les circuits intégrés et maintenant les nanotechnologies…combien de temps ?

1968 arrive et le chamboulement s’accélère encore. Depuis l’an 2000, on invente une chose et à la fin de l’année elle est déjà dépassée ! Lorsque vous allez voir un réparateur d’informatique avec un appareil « vieux » de 3 ans il vous regarde avec amusement « comment voulez vous que l’on répare un truc si vieux ? »

Depuis 2012, les changements sont presque hebdomadaires, et depuis que j’ai commencé la rédaction de ce texte, chaque matin est différent !

Dans un autre registre, certains parlent d’une accélération du temps, comme si une année d’avant durait plus longtemps qu’actuellement. Cette sensation je l’ai aussi et je la pensais dû au fait qu’en avançant en âge, le rapport des années avec mes années de vie faisait ce décalage. En d’autre terme, quand on a 20 ans, une année représente un vingtième de notre vie, quand on en a 60 cela devient un soixantième. La sensation est donc différente en fonction de notre âge. Mais en en parlant avec « les jeunes » je me rends compte que certains sentent aussi comme une accélération, ce qui ira dans le même sens que certaines observations. Observons et nous verrons bien !

Et cela continue, donc ménagez-vous, observez ce qui se passe, vous avez le droit d’en être heureux, pourquoi pas ! Le changement a toujours été bénéfique, et surtout il se fera que vous le vouliez ou non ! Avec vous ou sans vous, c’est vous qui décidez !

Voici donc quelques conseils pour cette période, sachant que ce que je vous donne là n’est qu’indicatif, général, beaucoup d’autres personnes donnent aussi des conseils pour ce moment, tenez-en compte. Tous les avis sont utiles, certains vous parlent, pas d’autres, c’est ainsi. Voyez ce qui résonne en vous. « Va où ton cœur te porte » disent les amérindiens.


Q : Quelques conseils de vie

PN : - Clarifier votre hygiène de vie sur tous les plans. Vous entendez parler de la diététique en ce moment, bio pas bio, végan pas végan, que voulez-vous pour vous ?

Respectez votre sommeil même si ces nouvelles énergies le rendent difficile. On sent bien qu’il se passe beaucoup de choses pendant nos nuits. Ce sont les « mises à jour » qui arrivent en vous.

- Cette nouvelle conscience va créer des manifestations corporelles que l’on pourrait appeler maladie, mais en est-ce vraiment ? Posez-vous la question intimement ? Ce n’est pas forcément quelque chose que l’on a attrapé mais juste quelque chose qui cherche à sortir ou à s’exprimer et cela demandera, si besoin, des soins adaptés, pas forcément intensifs mais surtout de l’accueil !


Q : Que voulez-vous pour vous ?

PN : - Reconsidérer votre manière de voir le monde, et voyez que le nouveau est déjà là, en action et que l’ancien tend à disparaître, et vous, que voulez-vous pour vous ?

- L’autre n’est pas votre ennemi mais votre miroir et ainsi votre principal allié, alors, pour vous, pour lui, que voulez-vous ? Que voulez-vous pour le monde ?

- Faites bouger votre monde pour que le monde bouge, où en êtes vous de votre écologie personnelle, de votre politique personnelle, de votre économie personnelle, que voulez-vous pour vous ?

Quel monde voulez-vous pour vous ?

Alors maintenant faites-le, et cela sera pour le plus grand bien de tout le Monde !

Merci de sa part !






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